★ 8 / 10
Mohamed Diab, the director should be congratulated for
R T
Mohamed Diab, the director should be congratulated for this gripping presentation of the silent humiliation suffered by Egyptian women and the courage of three…
Mohamed Diab, the director should be congratulated for this gripping presentation of the silent humiliation suffered by Egyptian women and the courage of three women in fighting back against all odds. If Fayza's simple step brings he system to the point of examining its flaws, Seba and Nelly garner the much needed support to provide a platform for the voice of the suffering women. The sound track is excellent and the editing is superb, providing the best support to the clear and commendable cinematography. All the characters have acted so well, it looks as if it is happening in our presence. One of the best films destined to change the perspective of the society in the way it allows such gross injustice to go unpunished. The end is dramatic and deeply touching, adding a feather in the director's cap.
★ 8 / 10
Comme quelques tristes faits divers l'ont rappelé récemment
R T
Comme quelques tristes faits divers l'ont rappelé récemment, le harcèlement sexuel des femmes dans la sphère publique s'est imposé comme la huitième plaie…
Comme quelques tristes faits divers l'ont rappelé récemment, le harcèlement sexuel des femmes dans la sphère publique s'est imposé comme la huitième plaie d'Egypte dans le pays en question, et l'adoption d'une loi sensée protéger les femmes n'a eu que peu d'impact dans la pratique. C'est après avoir assisté à un procès au cours duquel une des rares femmes ayant eu le courage de porter plainte se voyait renvoyer sa soi-disant responsabilité en pleine figure par le juge, que le réalisateur Mohammed Diab a eu l'idée de cette fiction qui, à travers quelques personnages très différenciés (femme pieuse de condition modeste, grande bourgeoise, jeune artiste éprise de modernité), souligne que le problème n'est pas qu'une affaire de religion ou de condition sociale. Oeuvre visuellement modeste mais dont la narration éclatée vaut bien celle des films d'Alejandro Innãrritu, "Les femmes du bus 678" expose au grand jour le raz-le-bol de ces femmes, attisé par l'immobilité de leurs conjoints et de leurs proches, et décrit les solutions qu'elles trouvent pour faire évoluer les choses, qu'il s'agisse de l'action judiciaire, du militantisme et des groupes de parole ou de l'action directe à l'encontre des harceleurs potentiels. Si les ficelles narratives du film semblent parfois évidentes, il tombe sous le sens à tous que la vocation militante de ce film, qui s'efforce de mettre la société égyptienne face à ses carences, l'emporte largement sur toute considération artistique ou technique. On saluera d'autant plus le courage du réalisateur qu'il se refuse à présenter son sujet comme une simple nuisance occasionnée par quelques prédateurs isolés ; au contraire, il le décrit comme le symptôme le plus apparent de la mentalité qui prédomine dans toutes les couches de la société égyptienne. Même dans la représentation des personnages les plus "positifs" (la belle-famille "éclairée" de la jeune artiste, le flic chargé de l'enquête qui comprend très vite de quoi il retourne mais manifeste un manque de volonté évident à arrêter les coupables), on ressent clairement la lourdeur d'un climat qui reste, dans le meilleur des cas, patriarcal et paternaliste et laisser croire que toute possibilité d'évolution des mentalités passera par un processus de (très) longue haleine. Intéressante mais pas éblouissante en tant que simple fiction, 'Les femmes du bus 678' est plutôt à envisager comme un travail d'utilité publique, qui rappelle que le combat des femmes pour l'égalité et le respect est encore très loin d'être gagné là bas (et à peine plus ici, si on se donner la peine d'élargir le champ d'observation) et offre un tableau précieux, car non monolithique et suffisamment détaché de la grille de lecture occidentale, de la diversité et des courants souterrains qui agitent les société arabes d'aujourd'hui.